Absurditerre

16.90 €
ISBN : 9791096987504
Distribution : Hachette livre
Auteure : Azelma Sigaux
Pages : 262
Résumé :
Dans un futur utopique, les humains vivent au sein d’un monde verdoyant, pacifique, généreux et altruiste. Pour éviter que les erreurs du passé ne se répètent, et afin de préserver cette vie idéale pour l’éternité, un programme scolaire est mis en place. Il s’agit de sensibiliser les élèves aux plus grands échecs de l’Histoire.

Ainsi, un professeur va raconter, chapitre après chapitre, qu’il fut un temps où l’argent, la hiérarchie, le pouvoir, la maltraitance animale, la pollution, les frontières et bien d’autres inventions humaines, existaient.
A travers les récits de l’enseignant, chaque sujet est poussé à son absurdité. Les enfants vont alors découvrir avec stupeur les passages les plus surréalistes du passé. Mais le futur s’avérera-t-il aussi parfait qu’il n’y paraît ?
Catégorie(s) :
Fantasy
Science-Fiction

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Note
Chrisbookine
2
Ce que je retiens de cette histoire... Enfin, je sors ce livre de ma PAL et je suis ravie de cette lecture rafraîchissante et réflexive tout à la fois. J'avais découvert En toute transparence une aventure fantastique que j'avais plutôt aimé et j'avais accroché sur l'écriture de l'autrice. L'intrigue est bien amené avec cet "instituteur" du 3ème millénaire qui initie à l'histoire ancienne ses petits élèves : ils leur parle de notre Terre polluée physiquement mais aussi politiquement, économiquement. Comment parler des armes, des voitures, de l'argent et des religions quand tout ceci n'existe plus (en apparence) dans ce monde futuriste utopique. le "maître" propose des fables, satires de la société du 21ème siècle pour susciter réactions et pensées chez ses jeunes apprenants. Mais quelles graines essaie-t-il de semer ? Des graines de discorde ? Ou cherche-t-il à rendre meilleure cette génération future ? Si le roman répond en partie à cette question, ce qui fait l'essentiel du propos c'est le miroir que l'autrice nous tend pour que l'on voit la désastreuse situation où aujourd'hui l'on se trouve, sans pessimisme, mais un réalisme teinté d'ironie. Elle propose une satire assez moderne de notre société à travers des contes, fables de notre temps qui ne sont pas dénués de sagesse, bien au contraire. A nous, lecteurs d'aujourd'hui dans prendre de la graine ! Ce livre est une réflexion sur notre mode de vie mercantile, où l'argent et le pouvoir pourrissent nos rapports humains. La forme adoptée avec des petites fables et anecdotes racontées par un maître d'école à de jeunes enfants à l'an 3000 est originale mais un peu trop didactique à mon goût. Cela reste une belle découverte et un bon support pour s'interroger sur son propre comportement.
Cocomilady
2
Un livre positif, plein de bonnes idées pour une société plus humaniste. Ce roman est plus un recueil de nouvelles qu'une véritable histoire. En effet, nous nous situons dans le futur, à une époque ou la paix règne sur une Terre paradisiaque. La nature y a repris ses droits, les armes et la guerre n'existent plus, ni l'argent qui corrompt le monde. On suit les cours d'un professeur qui, avec d'autres gardiens du passé de l'humanité, va se voir confier la charge difficile d'expliquer et dévoiler aux jeunes humains les erreurs passées qui ont conduit à la quasi extermination de l'espèce humaine. Dans ces différents exemples, contés sous forme de contes philosophiques, on entrevoit les problèmes et les malaises de notre société actuelle. Les enfants réagissent ensuite à chaque histoire de façon plus ou moins drôle. Il est intéressant de voir qu'il y a en a toujours des bons et des mauvais prêts à se laisser corrompre très facilement. Le roman est super intéressant, j'ai eu un coup de coeur pour la première histoire, avec ces SDF qui se créent un monde à eux, et je trouverais génial que cette merveilleuse idée soit appliquée dans la réalité via un vrai site d'échanges de services gratuits. L'auteure a de belles idées, j'ai vraiment été conquise, même si j'aurais encore plus apprécié s'il y avait eu une véritable histoire de fond, une intrigue parallèle où l'on verrait l'évolution de ce nouveau monde et de ses habitants suite à cette révélation. Mais ce qui est sûr, c'est que ce roman m'a touchée, alors je vous le conseille vivement. Il est édifiant et laisse songeur ! Espérons qu'un tel monde existe dans le futur et que l'Homme apprenne la sagesse, l'empathie et le respect
AlexianeTh
1
En l'an 3000, notre bonne vieille planète a bien évolué. Un futur utopique où l'argent, les frontières, la tyrannie, le racisme, la pollution et tant d'autres fléaux/habitudes de notre propre époque n'existent plus. Afin de perpétuer cette prospérité, plénitude et cette paix, l'Éducation décide d'intégrer un nouveau programme scolaire afin que les enfants comprennent les plus grandes erreurs de l'Humanité et ce qui a permis à la Terre de devenir ce qu'elle est en 3000. Rami, un instituteur du Bois Etoilé, est donc chargé d'instruire ses petits élèves sur l'Histoire de l'Ancien Monde. Si En toute Transparence pouvait s'adresser à un public assez jeune, Absurditerre demande un peu plus de recul et de maturité pour comprendre le véritable fond de ce récit. Il est néanmoins vrai qu'il peut y avoir deux lectures : une, plus légère et « sans prise de tête », vouée à apprécier la qualité d'écriture et l'imagination, une seconde, plus lourde de sens et de philosophie. Ici, la narration est fractionnée en plusieurs contes, parfois interrompus par les élèves de Rami qui s'interrogent, s'indignent ou éclatent de rire. Pour commencer, Azelma Sigaux met en place son Nouveau Monde afin que nous comprenions bien où nous atterrissons et pour que nous appréhendions au mieux les enseignements de l'instituteur. Elle prend le soin de décrire les décors, les nouvelles moeurs et modes de vie. Les descriptions sont passionnantes, loin d'être pesantes ou lassantes ; toutes servent à notre assimilation et immersion. Elles frôleraient presque nos fantasmes de vie idyllique. Aussi, grâce à cette mise en place, nous comprenons pourquoi ce programme sur l'Ancien Monde est imbriqué dans le système éducatif et l'état d'esprit de Rami lorsqu'il doit aborder le premier jour d'école au Bois Etoilé. Ainsi, nous pouvons être mitigés comme enthousiastes à cette idée. L'autrice nous propose une série de contes en soignant ses diverses transitions : nous basculons de l'un à l'autre en un enchainement logique qui nous permet de suivre le fil sans se perdre. Les thématiques sont abordées avec finesse, intelligence, mais Azelma utilise tous les outils à sa disposition pour retranscrire ses contes qui pourraient inspirer les fables. Une nouvelle de la Fontaine à sa manière ? Il est vrai que les morales soulevées, parfois donc avec les solutions débouchant sur le monde utopique de Rami et ses élèves, poussent à réfléchir et à s'interroger. Toutefois, tous les thèmes ne sont pas évidents et il faut parfois avoir l'estomac quelque peu accroché ; mais il est sans doute question d'une volonté de l'autrice de nous placer face à notre propre hypocrisie et décadence. Un uppercut qui ponctue notre lecture, interpelle et reste en mémoire. Tout comme le titre le laisse à penser, l'absurde est bien souvent de mise, traitant des sujets tantôt avec humour, tantôt avec une étrangeté qui pousse le lecteur à s'interroger sur la pertinence du conte en lui-même et sur ce qu'il peut amener. Néanmoins, l'autrice sait rebondir avec ses différents personnages nés dans l'Utopie (Nouveau Monde ?) et les fait devenir nos propres interrogations et autres interventions. Rami est surtout là en guise de pont, joignant les faits de l'Histoire et de l'explication de ses échecs, et la translation, interprétation des enfants. Enfants qui sont loin d'être toujours agréables, hérissés de piquants dans leur verbe qui peut mettre à mal notre égo d'individus du 21e siècle ! Par ailleurs, ils ont tendance à jouer sur les nerfs de leur instituteur qui doit garder son calme et, en soi, c'est un profond indicateur de sa qualité d'être humain, de cette nature qui ne peut changer malgré toutes les bonnes résolutions et l'évolution pluriséculaire. La colère, l'impatience, l'excitation, le rire, la joie, la tendresse… Ce qui peut, en outre, faire le propre de l'Homme. Le fantastique reste assez présent, voire parfois la science-fiction, couplé à l'absurde que nous avons évoqué plus haut, afin de corroborer le dérouler des contes. C'est donc sans réelle surprise (ou presque) que nous rencontrons un chat qui parle, une énorme machine avec un marqueur géant voué à tracer une ligne sur le territoire de tout un pays, des Aliens… bien sûr, nous ne préciserons pas dans quel contexte ni intérêt tous ces protagonistes et objets s'imbriquent dans le récit.
AlouquaLecture
1
Voilà ce que moi j'appelle un excellent livre. Non seulement de par son histoire et les messages que fait passer Azelma Sigaux, mais également par le fait que ce n'est justement pas qu'une histoire, l'auteure nous pousse à la réflexion sans en avoir l'air, elle nous fait réfléchir, à voir au-delà de notre simple existence. Avant de vous donner mon avis, il faut que je vous dise que lorsque je l'ai vu sur le site Simplement.Pro, la couverture m'a attirée comme un aimant, le résumé m'a donné envie de découvrir ce roman, et si je ne l'avais pas eu en service presse, eh bien je l'avais ajouter à ma liste de livre à me procurer le plus vite possible, car oui, j'avais énormément envie de découvrir une plume que je ne connaissais pas, mais encore plus que tout, ce que cachait cette couverture et son résumé. D'une manière ou d'une autre, je vous en aurais parlé sur le blog et il aurait terminé dans ma bibliothèque, que ce soit en service presse ou en achat perso. Si en arrivant au moment de fermer ce livre, je me suis dit que c'était un livre qu'il fallait absolument que le plus grands nombre de personnes découvrent, principalement les adultes, finalement j'ai changé un peu d'avis, et ce grâce à un de mes fils. Eh oui, lorsque j'ai terminé ma lecture, un de mes fils me l'a chiper avant que je le replace dans ma biblio, il avait envie de le lire lui aussi. Je lui ai expliqué dans les grandes lignes ce qu'il allait lire, et du haut de ses 14 ans, il n'a cessé de me poser des questions durant sa lecture, force est de constater que finalement j'avais tort de penser que ce livre était plutôt destiné à des lecteurs adultes, lorsque je vois l'intérêt qu'il a suscité chez mon fils, eh bien c'est au final un livre que je recommanderai à tout les lecteurs jeunes et moins jeunes. Ce n'est pas simple de donner un avis précis car ce livre ce n'est pas un roman, bien que le fil conducteur nous permette de le lire comme tel. L'auteure nous donne ici des contes, pour ma part, je dirais plutôt que ce sont des fables. Pourquoi des fables ? Eh bien, pour moi, une fable attire toujours une réflexion, une morale, alors que les contes, ce sont simplement des histoires que l'on raconte. C'est ma perception des choses et de la différence que moi je fais entre fable et conte. Peut-être n'est-ce pas votre cas, peut-être n'est-ce même pas la réelle différence entre les deux, mais c'est de cette manière que je fais la différence. Voilà pourquoi je dis que ce sont des fables et non des contes ou encore des nouvelles. Après avoir découvert Absurditerre, je peux vous dire que Azelma a vraiment une plume extraordinaire, fluide, sincère et addictive, on sent une implication forte dans ce qu'elle écrit. J'ai d'ailleurs ajouté En toute transparence dans ma fameuse liste de livre que je veux absolument lire, j'ai envie de voir si je serai autant transportée qu'avec celui-ci.
Aryia
2
Je devais avoir six ou sept ans la première fois que j'ai affirmé à mes parents, avec beaucoup de sérieux et de gravité, que j'étais une extraterrestre égarée sur Terre. Je ne savais pas comment exprimer plus clairement le profond sentiment de « décalage » que je ressentais continuellement : je ne me sentais pas à ma place dans ce monde, dans cette société aux moeurs si étranges, aux règles si compliquées … et à la logique fort peu évidente. Et malheureusement pour moi, les choses ne se sont pas arrangées, bien au contraire : aujourd'hui encore, je me demande où diable ai-je atterrie ! Vous comprendrez donc que le titre de cet ouvrage – joli mélange entre « absurdité » et « terre » qui veut tout dire – a attiré mon attention … Et je suis vraiment très heureuse que l'auteur ait acceptée ma demande de service de presse, ce fut un réel plaisir de découvrir ce petit roman à la couverture si magnifique ! En l'an 3000, les habitants de la Terre vivent en harmonie. Entre eux, et avec la nature. Respect, égalité et générosité sont les fondements de cette société sans frontières ni guerres, sans violences ni gouvernances. Les comités d'éducation, chargés de concevoir les programmes scolaires – identiques pour tous les enfants du globe – font ainsi appel à l'avis du peuple pour entériner leurs décisions … Et comme chacun leur fait confiance, leurs propositions sont généralement adoptées. Cependant, le jour où le sujet du référendum est « Voulez-vous que nos enfants connaissent l'existence des maux qui ont détruits l'Ancien Monde ? » – drames du passé que les membres des comités avaient choisi de taire pendant des siècles –, le résultat est plus mitigé … mais positif. Ainsi, puisqu'il vaut mieux « prévenir que guérir », tous les enseignants du monde devront cette année apprendre aux enfants les catastrophes de l'humanité, afin d'éviter que l'humanité ne reproduise un jour les mêmes erreurs. Mais quelles seront les conséquences de ces révélations ? Imaginez un monde sans gouvernement, un monde sans argent, un monde sans frontière, un monde sans pollution, un monde sans guerre, un monde sans maltraitance animal … un monde idéal, où chacun respecte chacun, où vous avez la possibilité de faire ce qui vous plait sans avoir à rendre de compte à personne du moment que vous ne dérangez personne, où tout le monde est heureux et où tout le monde aide tout le monde. Et maintenant, imaginez-vous tenter d'expliquer aux enfants de ce monde idyllique ce que c'est que l'argent, que la démocratie ou la monarchie, que le meurtre ou la justice … Et surtout, essayez d'imaginer leur réaction. A votre avis, que penseraient-ils de tout cela ? Plus important encore : mettez-vous à leur place … comment réagiriez-vous ? que penseriez-vous ? Ce livre, il nous invite à prendre du recul, à poser un regard extérieur sur notre monde, sur notre société … et ainsi d'en apprécier toute l'absurdité. En effet, si nous faisons l'effort de tâcher de nous délivrer de tout l'endoctrinement social que nous subissons depuis notre naissance – qui veut nous faire croire que les frontières sont légitimes, et qu'il est parfaitement raisonnable d'avoir besoin d'une autorisation pour franchir une ligne invisible et imaginaire, décidée arbitrairement par les Grands de ce monde –, alors nous ne pouvons que nous dire « Mais quelle aberration ! ». Nous vivons dans un monde – et l'anecdote est véridique –, où une maman va appeler son fils pour diner par sms interposés, alors qu'ils sont dans la même pièce ! Nous vivons dans un monde où nous ne pouvons rien faire sans « l'assistance » d'une machine : ce sont désormais des bracelets « intelligents » qui nous dictent combien de kilomètres nous devons courir pour évacuer le surplus de calories du repas ! Nous vivons dans un monde où nous torturons des animaux innocents … pour rien, car la surproduction au nom de la sacro-sainte « Croissance » nous conduit à jeter des tonnes et des tonnes de viande. Nous vivons dans un monde où nous courrons après la productivité, après l'argent, après les richesses, au détriment du bonheur : nous passons notre vie à courir dans tous les sens, à stresser, à penser que plus notre compte en banque sera rempli mieux ce sera, alors qu'à côté nous n'avons même pas le temps de jouer au Monopoly avec nos enfants … Nous vivons dans un monde qui se meurt, sur une planète que nous tuons à petit feu, nous détruisant nous-mêmes sans vouloir le voir … Car voilà ce que dénonce ce livre, également : l'aveuglement volontaire de l'humanité. Nous nous mettons des oeillères, pour ne pas voir ce qui dérange. On se dit qu'on ne peut rien faire, à notre niveau, et alors des milliards de veaux et d'agneaux sont égorgés dans d'atroces souffrances chaque jour. On croit nos gouvernements qui affirment que l'électricité est une énergie « propre » – alors qu'il semble évident que les déchets nucléaires sont tout sauf propres ! – et alors on se rue sur les voitures électriques, qui vont nécessiter la construction de nouvelles centrales … Centrales que les ingénieurs ont « l'excellente » idée de construire sur des failles sismiques, alors qu'un minimum de bon sens suffit pour comprendre que c'est dangereux. On suit aveuglément les « modes » vestimentaires, jetant notre collection de jeans datant de six mois à peine pour en acheter de nouveaux, en réalité rigoureusement identiques, mais que « tout le monde s'arrache » … et voici des hectares et des hectares de champs de coton qui finissent à la poubelle ! Les exemples se multiplient, le livre en apporte d'autres, mais ce qu'il en ressort, finalement, c'est bien : allons-nous continuer à suivre aveuglément le troupeau, ou allons-nous choisir de montrer qu'un autre chemin existe ? Malgré tout, ce roman ne nous oblige pas à être d'accord avec tout ce que dit l'auteur : en tant que croyante, je suis donc parfaitement en désaccord avec le conte abordant l'absurdité de la croyance en un Créateur – mais je suis d'accord avec le fait que les extrémismes sont dangereux ! A chacun, finalement, de se faire sa propre opinion, en fonction de ses convictions, de ses intérêts … Ce livre n'impose rien, il expose. Il expose des situations dont le ridicule est poussé à son paroxysme. le lecteur est obligé de réfléchir, de faire un travail d'interprétation, d'analyse, d'appropriation du message véhiculé, afin d'en retirer ce qui correspond à son propre cheminement de pensée, à sa propre vision critique de la société. Mais ce livre ne laissera personne indifférent, parce qu'il montre crûment la cruauté, oui la cruauté, de notre monde. C'est un livre coup de poing, un livre qui va très loin pour nous obliger à nous demander : mais voulons-nous vraiment en arriver là ? Car, le retournement de situation final le montre bien : l'humain est, par essence, par nature, attiré par le pouvoir, la violence, la gloire … Même si je ne m'attendais pas à cela, je trouve finalement que cette fin est encore plus évocatrice que tout le reste … et c'est même douloureux de s'en rendre compte. En bref, un ouvrage très intéressant, très joliment écrit, qui a pour objectif d'ouvrir les yeux du lecteur pour l'inviter à voir plus loin que le bout de son nez. J'ai énormément apprécié le fil rouge du récit : un instituteur qui, par l'intermédiaire de contes subtilement choisis, transmet à ses petits écoliers l'Histoire … et surtout, j'ai beaucoup aimé les réactions de ces enfants. Choqués, mais pourtant fascinés par toutes les atrocités qu'ils découvrent, ils sont tiraillés entre l'éducation qu'ils ont reçus depuis leur naissance et l'attrait de ces terribles choses qui sont notre quotidien … C'est un livre assez dur, certains passages sont même vraiment difficiles à supporter, mais c'est un livre qui ouvre tout de même à l'espoir : tout n'est pas perdu, on peut cheminer vers un monde plus sain, plus harmonieux … le monde parfait et idéal n'adviendra jamais, car la nature humaine est ce qu'elle est, mais en acceptant une vie plus simple, on pourrait tout de même avoir une vie plus belle !
LesSoeursAddictsAuxLivres
1
Nous découvrons tout d’abord le monde utopique de l’An 3000 où chacun s’efforçait de vivre confortablement sans jamais nuire à la planète ou à ses habitants. Plus de voiture, il était inimaginable de manger un animal, des toits faits de mousse et de végétation, l’on se croirait au Paradis sur Terre, à croire qu’il en a toujours été ainsi … Il y avait un comité d’éducation pour chaque centaine d’habitants, l’on faisait appel au peuple pour peaufiner les programmes scolaires, on ne parlait cependant pas du passé jusqu’au jour où… le sujet fut de nouveau évoqué, il y eut donc un référendum (un vrai pas une illusion pour faire adopter les choses par la force), et c’est ainsi que l’histoire démarre vraiment et quelle histoire ! A l’école du Bois Etoilé, Rami, comme ses autres congénères, va donc devoir intégrer cette nouveauté au programme scolaire. Les élèves vont allés de surprise en découvrant ce qu’ils ignoraient jusqu’alors. Les 8 récits étant plus sélectionnés pour leur potentiel impact que pour leur authenticité. Ce bouleversement effrayait Rami, jeune instituteur », de part la réaction qu’il susciterait chez ses élèves. Imaginez-vous devoir expliquer l’argent, le pouvoir, les frontières, … à des gamins qui ne les ont jamais connus ! Le défi était donc de taille, mais Rami va s’avérer très pédagogue, de nombreux débats et échanges auront lieu. Chaque élément est amené de façon fluide, l’Auteure souligne parfaitement la différence entre le Nouveau et l’Ancien Monde. Les grands de notre monde devrait assurément lire l’épisode de la capsule et surtout les réactions des enfants qui n’en reviennent pas de l' »absurdité » des adultes face à la religion, la croyance, leur attitude envers les animaux etc. Quel plaisir ai-je ressenti en imaginant l’école de demain, un monde où l’on vit pour gagner à être heureux, même si j’avoue que j’ai aussi aimé « la fleur au fusil », l’épopée d’Irma, la nationalité Terrienne, les moyens de locomotion, le chapitre sur le progrès… J’ai vraiment aimé l’ensemble : la façon dont s’est raconté, les réactions des enfants, les nombreuses comparaisons. La fin m’a littéralement stupéfaite, je me suis fait avoir en beauté ! Ce que nous devons retenir est que nous avons beaucoup à apprendre des enfants, croyez-moi ! Nous avons tellement à faire pour en arriver à ce monde utopique et idéal où règne la paix, l’altruisme, où l’environnement et sa préservation est l’intérêt de tous, où argent et pouvoir ont été aboli. Les nombreux exemples démontrent qu’il suffit de le vouloir, la force du collectif le tout dans une déconcertante facilité grâce à la prise de conscience. L’auteure a fait un très bon choix en racontant cela à travers un programme scolaire et au travers d’enfants. Un livre à mettre dans toutes les mains : petits et grands. Merci à l’auteure et à Rebelle Editions pour cette magnifique aventure. Séverine.
JennyGarp
1
Un court roman, qui traite de l’utopie et des errements humains. La structure narrative sous forme de contes philosophiques successifs, entrecoupés de moments dans un futur idyllique, est très plaisante. C’est très bien écrit, très intelligent et une dose massive d’optimisme revigorant est injectée au fil des pages. Mais... (à vous de découvrir). Ce petit ouvrage épatant mériterait amplement une place dans les programmes de lycée, en philo ou en EMC
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